Avec le retour des surpuissants moteurs Diesel dans le championnat Le Mans Series, tous les concurrents disposant d'une motorisation essence savaient qu'il allait y avoir une lutte acharnée entre eux pour la dernière marche laissée disponible sur le podium. L'accrochage de David Brabham sur sa Peugeot 908 en a libéré une seconde ! La lutte pour les occuper a été particulièrement intense entre les deux Pescarolo-Judd, les différentes Lola-Aston-Martin, et les Oreca.
Déjà aux essais le très faible écart entre toutes ces voitures laissait présager une course très chaude. De nouveau, comme à Barcelone, Jean-Christophe Boullion voyait son élan brisé en qualification par la sortie d'une voiture de sécurité. Au lieu d'une place en deuxième ligne, gage de sécurité pour le départ, il se retrouvait en troisième ligne, environné d'Aston-Martin pilotées par des pilotes un peu chauds. C'est d'ailleurs l'un d'entre eux qui l'envoya en tête-à-queue dés le premier virage ! Heureusement la voiture était intacte et Jean-Christophe entama une remontée méthodique et brillante. Pendant ce temps là, Bruce Jouanny sur la Pescarolo-Judd n°17 effectuait un très bon début de course en 6ème position, mais un accrochage avec une Lola lui coûtait 4 tours avant de repartir et entamer une belle remontée. Enfin une violente sortie de route, occasionnée par à une rupture de jante en plein appui dans le Raidillon, stoppait net tout espoir. Heureusement Bruce s'en était sorti indemne, évidemment très déçu après ce brillant début de course ; Joao Barbosa n’avait même pas pris le volant.
Dès le dixième tour la sortie de la voiture de sécurité nous donna l'occasion de nous démarquer de nos concurrents, avec la n°16 Nous avons en effet adopté une stratégie décalée en arrêtant tout de suite Jean-Christophe pour changer de pneus et refaire le plein. Cette stratégie aurait été encore plus payante si de nombreux accidents n'avaient pas régulièrement regroupés toutes les voitures, derrière les "safety cars". Jean-Christophe Boullion céda le volant à Christophe Tinseau alors qu’il pointait en deuxième position, mais rien n'était joué. Les Aston-Martin n'étaient pas très loin, mais c'est surtout avec la Courage-Oreca de Panis et Lapierre que la lutte a été particulièrement intense. Jusqu'à ce que Lapierre, soumis à une terrible pression par Tinseau, ne commete une petite faute. La Pescarolo N° 16 se maintint à une superbe deuxième place jusqu’au drapeau à damiers, derrière la Peugeot 908 de Pagenaud/Minassian/Klien. C'était une formidable récompense pour toute l'équipe Pescarolo Sport.
« Pagenaud à côté de Boullion et Tinseau : ce sont 3 des pilotes Pescarolo Sport des prochaines 24 Heures sur le podium ! » se réjouissait Henri Pescarolo.
Les classements après deux courses :
Pilotes : Jean-Christophe Boullion et Christophe Tinseau : en tête avec 16 points (2 points d’avance sur l’équipage Lola-Aston-Martin 007)
classement par team Pescarolo Sport : 1er avec 16 points (devant Aston-Martin Racing 14 points)
Constructeur : Pescarolo Sport 2ème, à 1 point de Lola-Aston_martin